descriptionCaractérisé par ses deux couleurs : noir et jaune
Queue jaune, marquée de taches noires plutôt verticales
Corps très comprimé latéralement
Espèce pélagique du large
Cette espèce est largement répandue dans les parties tropicales des océans Indien et Pacifique.
C'est le seul serpent marin qui peut être rencontré à l'est du Pacifique central, il est présent jusqu'aux côtes d'Amérique centrale.
Pelamis platura est véritablement une espèce pélagique des eaux tropicales : ce serpent se rencontre normalement entre les isothermes 18-20 °C nord et sud. Il peut arriver que des courants marins éloignent des individus hors de cette zone géographique, dans des eaux plus tempérées, mais alors ils ne sont plus dans leurs zones de nourrissage et de reproduction.
C'est le serpent marin qui a le mode de vie le plus pélagique de tous les serpents marins, il peut vivre toute sa vie très éloigné de toute côte ou de tout récif. Toutefois, de jeunes individus (moins de 23 cm) ont déjà été observés dans des mangroves, ce qui laisse à penser que certains peuvent vivre dans la zone intertidale*.
C'est probablement le seul reptile n'ayant jamais l'occasion de toucher un substrat dur : ni le rivage, ni le fond de la mer, il est par ailleurs le moins côtier des serpents marins puisqu'il peut se rencontrer souvent au-delà de la zone océanique recouvrant le plateau continental.
En plein océan, il peut y avoir de grands rassemblements de Pelamis platura vivant sous des "radeaux naturels" constitués de toutes sortes de débris que des courants marins convergents ont formés.
Ces rassemblements de débris de toutes sortes peuvent atteindre des dimensions considérables : dans le Pacifique Est ils peuvent former des structures de plusieurs kilomètres de long sur 1 à 300 m de large.
On ne sait pas si les serpents rejoignent ces radeaux flottants activement ou s'ils sont transportés vers eux de manière passive.
Comme son nom l'indique, ce serpent est caractérisé par ses deux couleurs : noir et jaune. Noir ou brun foncé en partie dorsale, et jaune en partie ventrale et remontant assez haut latéralement. Des variations de teintes sont possibles selon les secteurs géographiques. Certains individus peuvent être presque entièrement jaunes, avec une bande noire étroite sur le dos. La queue est jaune, marquée de taches noires plus ou moins importantes s'étendant verticalement depuis le haut ou le bas du corps, et se terminant de manière arrondie.
Le corps, et la queue davantage encore, sont très comprimés latéralement.
La tête est triangulaire, allongée et aplatie, noire au-dessus et jaune en-dessous, comme le reste du corps. Les narines sont en position supérieure.
Les plus grands individus peuvent atteindre 1,13 m mais les tailles maximales les plus fréquentes sont pour les mâles de 0,72 m et pour les femelles de 0,88 m. Un autre dimorphisme sexuel est présent et concerne le nombre des écailles des individus, mesuré en certains points significatifs. Il est plus important chez les femelles.
Source : [doris.ffessm.fr] |