descriptionCet oiseau a des motifs tellement remarquables qu'il est impossible de le confondre avec n'importe qu'elle autre espèce. La grive à collier présente un mélange éclatant d'orange roussâtre, de noir et de gris bleuâtre. Les adultes ont un capuchon gris, un étroit sourcil orange et un large masque noir qui démarre des lores et traverse toute la zone oculaire. Les parties supérieures, du manteau jusqu'au croupion et aux couvertures sus- caudales, sont variablement gris-bleu à gris sombre avec une légère nuance brune. La queue est également gris-bleu ou gris sombre, mais avec des pointes blanches sur l'extrémité de chaque rectrice, plus visibles sur les rectrices externes. La gorge est orange brillant. Une large bande pectorale noire sépare la gorge du bas de la poitrine orange et du ventre écailleux. Les ailes portent tout un système complexe de barres orange. Les femelles ressemblent assez étroitement à leur partenaire, mais la livrée est moins brillante et la bande pectorale est grise plutôt que noire.
La grive à collier préfère les forêts denses de conifères. C'est une des rares espèces à occuper des boisements épais mal éclairés. Pendant la saison de nidification, on la trouve dans un grand nombre d'habitats forestiers, bien qu'elle soit plus commune dans les vieilles parcelles humides de sapins, de cèdres, d'épicéas, et de ciguë, mixées avec des aulnes, des peupliers et des érables. Elle est aussi présente dans les clairières et dans les lisières pourvues de cornouillers et de groseilliers sauvages. La grive à collier s'installe à proximité de cours d'eau, en bordure de lacs ou dans des zones forestières humides proches du littoral. Pendant la saison hivernale, elle fréquente le même type d'habitat, même si elle est plus courante dans les zones de chênes ou les parcelles mixtes de chênes et de conifères. A cette période de l'année, on la trouve partiellement dans des canyons ombragés, des jardins et même sur des pelouses.
La grive à collier semble se nourrir d'invertébrés comme les milles-pattes, les punaises, les fourmis, les escargots, les vers de terre et les coléoptères de petite taille. Elle complète son menu avec des abeilles, des guêpes, des mouches, des sauterelles et des criquets. Elle consomme aussi des fruits sauvages et occasionnellement des fruits cultivés (symphorines blanches, chèvrefeuille, glands, baies de genévriers, airelles, gui, framboises, sumac, nerprun, blé et diverses autres graines).
La saison se déroule de la fin du mois d'avril jusqu'au milieu ou à la fin du mois de juillet. La femelle semble choisir le site de nidification. Elle prend également l'initiative de la construction du nid et laisse le soin au mâle de tracer les contours du territoire par ses sifflements dissuasifs. Le nid est situé habituellement à la base d'une branche le long du tronc, à un hauteur moyenne d'environ 4 mètres 50 au-dessus du sol. Il peut être également construit dans un immeuble ou un bâtiment ou même directement sur le sol. L'intérieur de la coupe volumineuse est garni avec des matériaux fins tels que des herbes. La femelle y dépose 2 à 5 œufs de couleur azur avec des taches brunes. Elle couve seule pendant environ 2 semaines mais les deux parents prennent en charge l'alimentation des jeunes dès que les œufs sont éclos. Quand ils naissent, les oisillons sont nus, aveugles et sans ressources et ils nécessitent le soin constant des adultes pendant les tout premiers jours. Cependant, leur croissance est rapide et ils sont aptes à quitter le nid au bout d'environ 13 à 14 jours. |