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Saimiri

Il y a 844 "Saimiri" dans l'ensemble des parcs d'Anizoo!

Information Espèce

description

Le saïmiri a une fourrure grise à olivacée avec des teintes noires et dorées. Sa petite tête ronde caractéristique présente un masque oculaire blanc et un museau noir. C’est pour cette raison que les Allemands le surnomment le « petit singe à tête de mort ». La longue queue verdâtre est noire sur sa moitié terminale et plus touffue à son extrémité : elle est préhensile chez les enfants mais ne l’est plus à l’âge adulte. Le mâle diffère peu de la femelle sauf au niveau des dents, le mâle ayant des canines supérieures longues, effilées et sillonnées, séparées par un large diastème alors que celles des femelles sont plus courtes et séparées par un diastème étroit (le dimorphisme sexuel affecte aussi les canines inférieures et les prémolaires inférieures). Svelte et gracile, actif et curieux, agile et malin, le saïmiri possède le plus gros cerveau pour un être vivant, proportionnellement à sa taille, et sa boîte crânienne est allongée (dolichocéphalie). À la naissance, du fait d’une période de gestation étendue, le petit pèse 17% de son poids adulte et son développement cérébral est déjà bien avancé.

Cette pile électrique ne s’arrête presque jamais et mérite bien son surnom de singe-écureuil. C’est un régal pour l’observateur … mais pas pour le scientifique qui veut l’étudier, surtout lors des longues migrations saisonnières ! Il marche, court, saute à tous les niveaux de la forêt en ordre dispersé et les membre s’activent de façon désynchronisé. Le saïmiri se déplace sur quatre pattes dans la canopée et se déplace par bonds dans les strates inférieures. Il urine sur ses pieds et ses mains à la fois pour améliorer son « grip » (pouvoir accrochant) et pour déposer son odeur.

Le groupe largement déployé inspecte feuille par feuille chaque arbre en quête d’arthropodes. Le saïmiri capture ses proies à la vitesse de l’éclair et rate rarement sa cible. Lors de la saison humide, ce maître insectivore est suivi à la trace par divers oiseaux, comme l’opportuniste milan bidenté (Harpagus bidentatus) et les grimpars (famille des dendrocolaptidés), qui profitent du dérangement occasionné par la troupe pour gober les insectes qui s’envolent. Les dents fines du saïmiri et son intestin court sont faits pour croquer et digérer les insectes et les petits fruits mûrs (figues). Le nectar constitue une nourriture d’appoint importante chez ces primates.

Le saïmiri habite essentiellement dans la forêt pluviale de plaine, secondaire plutôt que primaire, mais il fréquente aussi les forêts-galeries le long des cours d’eau, les mangroves et les villages. D’après Boinski, les saïmiris sont les singes néotropicaux les plus « flexibles » eu égard à l’habitat. Ils peuvent abonder tout le long de l’année dans la várzea, envahissant saisonnièrement la terra firme, à la différence de leurs rivaux capucins et sapajous qui occupent de façon inverse ces deux types forestiers.

Le saïmiri a des contacts tactiles de courte durée (épouillage mutuel, salut en se reniflant, pelotonnage) qu’il compense par une communication vocale élaborée. Très bruyant, il passe pour le plus bavard des singes sud-américains. 26 appels ont été répertoriés, répartis en 6 classes : gazouillis et caquètements en guise de cris de contact ; pépiements et couinements pour réclamer le contact ou pour exprimer la soumission et la frustration ; jappements, gloussements et piaulements comme cri d’alarme ; ronflements, grondements et crachements de menace ; gémissements, croassements et cris perçants en guise de protestation ; ronronnements et cris rauques durant l’accouplement.

Il n’existe pas d’appel territorial longue-distance et la fréquence des cris s’établit généralement autour de 12kHz. L’appel principal (chuck call) consiste en une séquence bien ordonnée ressemblant à un piaulement initial suivi d’un jappement et terminé par une sorte de caquètement, il en existe plusieurs types et sous-types, il convoie des informations sur l'identité de l’émetteur et sur l’environnement lors de la recherche alimentaire.

Ces primates réalisent de véritables dialogues coordonnés et certaines femelles amies entretiennent des conversations privées. Au sein d’une même espèce, les vocalisations diffèrent d’une région à une autre et chaque population possède quelques appels « personnels ».

Pour réaffirmer sa supériorité, le saïmiri entrouvre la cuisse pour mettre en évidence son appareil génital. Cette démonstration génitale typique (ouverture latérale de la jambe, forte supination du pied avec abduction du gros orteil et érection pénienne ou clitoridienne), pratiquée par les deux sexes, fut utilisée d’abord dans un contexte sexuel, avant de devenir un signal social ritualisé intervenant dans diverses situations agonistiques et de dominance. En exposant son pénis, le mâle supérieur impressionne visuellement un congénère. S’il se trouve près de lui, il peut poser la main sur le dos du dominé. Parfois, le dominant rapproche son pénis du subordonné et va jusqu’à uriner sur lui. En captivité, le saïmiri adopte une posture d’apaisement similaire à celle du chien, allongé sur le dos et cuisses ouvertes, les organes génitaux étant totalement exposés.

Selon la terminologie de Philip Hershkovitz, le saïmiri commun (S. sciureus) procède à une démonstration « ouverte » tandis que le saïmiri de Bolivie (S. boliviensis) s’adonne à une démonstration dite « fermée » dans laquelle il referme sa jambe autour de la tête de l’animal visé.

Chez le saïmiri de Bolivie, cette démonstration est assez souvent effectuée par un seul individu mâle, soit à l’adresse d’un mâle subordonné qui se soumet en se recroquevillant et en produisant parfois un gazouillis soit à l’adresse d’une femelle comme préliminaire à l’inspection des parties génitales (reniflement de la vulve afin de tester la réceptivité) mais elle peut aussi bien être réalisée par une femelle (qui dévoilera ainsi son clitoris érigé) ou par plusieurs individus à l’encontre de rivaux ou d’étrangers.

Les saïmiris se reproduisent chaque année. Leur rythme reproductif est corrélé aux cycles des pluies, l’abondance des fruits correspondant souvent à la période des naissances. On pense qu’il est aussi lié au taux d’humidité et à la luminosité, car on assiste à des modifications comportementales lorsque ces animaux sont transportés dans l’hémisphère Nord.

La saison des amours s’étale sur trois mois et est suivie, six mois plus tard, par celle des naissances. Durant la période de reproduction, la spermatogenèse s’accentue et les mâles grossissent (jusqu’à 30% de surpoids, stocké dans l’avant-train) avec un poids maximal atteint au moment des premières copulations. Le plus gros d’entre les gros devient le mâle alpha pour la saison des amours et, chez le saïmiri d’Amérique centrale (S. oerstedii), il s’octroie jusqu’à 70% des copulations avec les femelles en chaleur, quasi-monopole acquis grâce à la déférence des mâles subordonnés (qui lui sont apparentés) mais aussi par le choix des femelles elles-mêmes.

 


Informations Anizoo
Type d'espece rare
Rentabilité 30
Durée de gestation 7 jours
Niveau d'accessibilité 9
Taille à la naissance 10 cm
Croissance par jour 7200 cm
Adolescent à 15 jours
Adulte à 20 jours
Vieux à 60 jours
Nombre de bébé(s) Porté de 2 bébé maximum.
Durée de repos apres accouplement 4 jours
Type de nourriture Fruits
Quantité de nourriture consommé pour 1 point de nourriture 1 kg
Coût des soins pour 1 point de vie 1 bambous
Prime de remise en liberté 500 points
Prix de vente minimum 32500 bambous

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